Le blogue de Sophie Morin

L'OPSQ ne cherche pas à traiter avec respect les intervenants qui ne font pas partie de son Ordre

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public

March 15, 20262 min read

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public

Est-ce que l'Ordre professionnel des sexologues du Québec remplit son mandat de protection du public en diffusant ce tableau sur son site web dans le but d'éclairer le public sur la pratique illégale des activités réservées aux sexologues?

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public


Prenons le temps de décortiquer ce qu'on lit réellement dans ce tableau qui cherche à définir l'exercice illégal de la pratique réservée aux sexologues:


Ce qu'on y trouve :

  • Une colonne qui décrit le sexologue membre de l'Ordre comme pratiquant de façon idéale, complète et rigoureuse.

  • Une colonne qui décrit toute autre personne comme pratiquant illégalement, mal, au détriment du client.

Sur quoi se base l'OPSQ pour présenter ces descriptions?

On ne trouve aucune source de collecte de données, aucun cas documenté; seulement une vision manichéenne de la vie avec, d'un côté, les bons (les membres de l'OPSQ) et de l'autre, les méchants et dangereux professionnels qui "portent un titre qui porte à confusion" et qui ne payent pas de cotisation à l'OPSQ.

En quoi cette mauvaise foi, ce manque de rigueur et cette malhonnête intellectuelle permet de protéger le public?


Ce qu'on aurait dû trouver dans ce tableau pour permettre au public de prendre une décision libre et éclairée

1) La distinction entre un titre et une pratique.

Un titre peut être perçu comme ambigu sans que la pratique soit illégale. Ce sont deux réalités distinctes que le tableau fusionne sans le dire.

2) La possibilité qu'un suivi sans évaluation clinique formelle puisse être pertinent, indiqué, voire préférable dans certains contextes.

Cette nuance n'existe pas dans le tableau.

3) La définition de ce qui constitue une "mauvaise pratique".

Selon qui, selon quel standard, validé comment?


Ce que ce tableau fait réellement :

1) Il utilise le langage de la protection du public pour servir des intérêts corporatistes.

2) Il présente comme un fait établi ce qui est une position défensive.

3) Il disqualifie d'autres pratiques sans les examiner.


C'est de la désinformation structurée.

Pas parce que chaque phrase est fausse.

Parce que l'ensemble est construit pour orienter la conclusion avant même que le lecteur ait réfléchi.

Un ordre qui utilise le langage de la protection du public pour servir ses intérêts corporatistes n'accomplit pas son mandat.

Il le détourne, au détriment de ceux dont la seule faute est d'aider autrement.


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Sophie Morin - Diplômée Bac & M.A. sexologie clinique

Sophie Morin est thérapeute diplômée d'un Bac et d'une M.A. clinique en sexologie de l'UQAM, ex-chargée de cours en Conscience réflexive à l'UdeM et invitée dans plus de 50 médias. Elle accompagne les personnes et les couples dans le développement de leurs compétences relationnelles, et propose une réflexion critique sur la protection du public dans l'industrie thérapeutique au Québec.

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L'OPSQ ne cherche pas à traiter avec respect les intervenants qui ne font pas partie de son Ordre

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public

March 15, 20262 min read

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public

Est-ce que l'Ordre professionnel des sexologues du Québec remplit son mandat de protection du public en diffusant ce tableau sur son site web dans le but d'éclairer le public sur la pratique illégale des activités réservées aux sexologues?

La malhonnêteté intellectuelle ne protège pas le public


Prenons le temps de décortiquer ce qu'on lit réellement dans ce tableau qui cherche à définir l'exercice illégal de la pratique réservée aux sexologues:


Ce qu'on y trouve :

  • Une colonne qui décrit le sexologue membre de l'Ordre comme pratiquant de façon idéale, complète et rigoureuse.

  • Une colonne qui décrit toute autre personne comme pratiquant illégalement, mal, au détriment du client.

Sur quoi se base l'OPSQ pour présenter ces descriptions?

On ne trouve aucune source de collecte de données, aucun cas documenté; seulement une vision manichéenne de la vie avec, d'un côté, les bons (les membres de l'OPSQ) et de l'autre, les méchants et dangereux professionnels qui "portent un titre qui porte à confusion" et qui ne payent pas de cotisation à l'OPSQ.

En quoi cette mauvaise foi, ce manque de rigueur et cette malhonnête intellectuelle permet de protéger le public?


Ce qu'on aurait dû trouver dans ce tableau pour permettre au public de prendre une décision libre et éclairée

1) La distinction entre un titre et une pratique.

Un titre peut être perçu comme ambigu sans que la pratique soit illégale. Ce sont deux réalités distinctes que le tableau fusionne sans le dire.

2) La possibilité qu'un suivi sans évaluation clinique formelle puisse être pertinent, indiqué, voire préférable dans certains contextes.

Cette nuance n'existe pas dans le tableau.

3) La définition de ce qui constitue une "mauvaise pratique".

Selon qui, selon quel standard, validé comment?


Ce que ce tableau fait réellement :

1) Il utilise le langage de la protection du public pour servir des intérêts corporatistes.

2) Il présente comme un fait établi ce qui est une position défensive.

3) Il disqualifie d'autres pratiques sans les examiner.


C'est de la désinformation structurée.

Pas parce que chaque phrase est fausse.

Parce que l'ensemble est construit pour orienter la conclusion avant même que le lecteur ait réfléchi.

Un ordre qui utilise le langage de la protection du public pour servir ses intérêts corporatistes n'accomplit pas son mandat.

Il le détourne, au détriment de ceux dont la seule faute est d'aider autrement.


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Sophie Morin - Diplômée Bac & M.A. sexologie clinique

Sophie Morin est thérapeute diplômée d'un Bac et d'une M.A. clinique en sexologie de l'UQAM, ex-chargée de cours en Conscience réflexive à l'UdeM et invitée dans plus de 50 médias. Elle accompagne les personnes et les couples dans le développement de leurs compétences relationnelles, et propose une réflexion critique sur la protection du public dans l'industrie thérapeutique au Québec.

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