
Je me réjouissais que l'OPSQ accompagne la population à faire un choix libre et éclairé dans la sélection d'un.e professionnel.le compétent.e.
J'ai malheureusement été déçue de constater que la promesse annoncée n'était pas tenue et que la publication de l'OPSQ ne permettait pas à la population de prendre une décision libre et éclairée.
Dans cet article:
je décortique la publication de l'OPSQ du 10 mars 2026;
je vous présente pourquoi cette publication ne supporte pas la prise d'une décision libre et éclairée;
Je vous partage 4 questions essentielles pour évaluer si une source d'information vous permet de prendre une décision libre et éclairée;
Je vous explique pourquoi l'OPSQ ne respecte pas son mandat de protection du public en choisissant de diffuser ce type d'information.


Pour évaluer si une source d'information supporte la prise de décision libre et éclairée, tu peux te poser ces quatre questions:
Est-ce que l'information est complète ?
Une source qui te soutient dans ton choix te présente un portrait complet de la situation, pas seulement les éléments qui servent les intérêts de la source d'information.
Est-ce que l'information est équilibrée ?
Une source équilibrée te présente les avantages et les limites sans hiérarchie émotionnelle.
Est-ce que l'information crée une pression ?
Une source qui respecte ton autonomie ne t'induit pas de crainte pour orienter ton choix.
Est-ce que l'information te permet d'arriver à ta propre conclusion ?
Une source qui te respecte te donne l'information. Elle ne te donne pas la conclusion.
Observons maintenant comment la publication de l'OPSQ du 10 mars 2026 coche "non" à chacune de ces questions:
Si l'OPSQ avait un mandat corporatif et que son objectif était de faire la promotion de ses membres, on pourrait croire que les statistiques présentées sont complètes.
Mais l'Office des professions interdit aux Ordres professionnels de protéger les intérêts de ses membres au détriment de la population.
Ici, l'OPSQ annonce une campagne qui s'intitule "Mieux comprendre, c'est mieux choisir pour soi", aussi affiché sur son site web ici.
On s'attendrait donc à ce que l'OPSQ diffuse une information complète sur l'ensemble des acteurs qui offrent des services à la population qui se questionnent ou qui a besoin d'aide au sujet de la sexualité.
Mais l'OPSQ présente uniquement ses membres, comme le ferait une corporation.
La population n'a pas accès à des informations complètes pour choisir qui va les aider.
Une publication équilibrée nécessiterait de porter attention aux proportions et au traitement de l'information.
Ici, une slide affirme offrir "un éventail de services qui permet à la clientèle de faire des choix.", mais cet éventail ne contient qu'une seule profession: les sexologues.
Ce n'est pas un éventail. C'est un couloir.
La publication surreprésente les avantages de faire affaire avec un sexologue sans jamais parler des limites du champ d'exercice, ni de la présence d'autres types d'intervenants.
Et la conclusion pointe vers la pertinence d'engager plus de sexologues dans certains milieux, sans jamais questionner si c'est réellement ce dont la population a besoin.
L'absence de pression nécessiterait que la publication n'ait pas de directionnalité dans la façon de partager l'information.
Ici, l'ensemble de cette campagne est directionnelle vers une seule chose: les sexologues.
Et nulle part, ni dans cette publication ni ailleurs sur le site web de l'OPSQ, il est possible de trouver de l'information juste, de qualité et honnête intellectuellement sur la compétence d'autres intervenants que les sexologues pour accompagner la population en ce qui a trait à sa sexualité et son intimité.
Une publication corporatiste crée nécessairement une pression sur la population à faire affaire avec les personnes qui se payent le privilège de porter un titre professionnel, car aucune autre information ne leur est diffusée dans le but de prendre une décision libre et éclairée.
Arriver à sa propre conclusion nécessite d'avoir eu en main toutes les informations pour choisir. Ici, le public ne choisit rien d'autre que de lire ou non cette publication et de répondre à la question orientée en fin du post.
Ce que le public souhaite, c'est recevoir l'aide d'une personne qui pourra vraiment les aider lorsqu'il en aura besoin.
Et afin de prendre cette décision de façon libre et éclairée, le public a besoin qu'on s'adresse à lui comme à une personne intelligente, capable de prendre ses propres décisions et non qu'on évite de lui fournir les informations justes et de bonne foi qui concerne l'ensemble des personnes qui peuvent offrir des services à la population au Québec.
Compte tenu du sérieux du mandat de cette structure, il est inacceptable de constater comment l'OPSQ et d'autres Ordres professionnels en santé mentale traitent avec légèreté l'importance de permettre à la population de prendre des décisions libres et éclairées.
Il est inadmissible qu'un post qui s'adresse à la population coche 0 sur 4 en termes de processus qui soutient la population dans sa prise de décision libre et éclairée.
La protection du public requiert de mettre de côté les Ego corporatistes.
Sans quoi, une structure comme celle des Ordres ne sert strictement à rien.

Je me réjouissais que l'OPSQ accompagne la population à faire un choix libre et éclairé dans la sélection d'un.e professionnel.le compétent.e.
J'ai malheureusement été déçue de constater que la promesse annoncée n'était pas tenue et que la publication de l'OPSQ ne permettait pas à la population de prendre une décision libre et éclairée.
Dans cet article:
je décortique la publication de l'OPSQ du 10 mars 2026;
je vous présente pourquoi cette publication ne supporte pas la prise d'une décision libre et éclairée;
Je vous partage 4 questions essentielles pour évaluer si une source d'information vous permet de prendre une décision libre et éclairée;
Je vous explique pourquoi l'OPSQ ne respecte pas son mandat de protection du public en choisissant de diffuser ce type d'information.


Pour évaluer si une source d'information supporte la prise de décision libre et éclairée, tu peux te poser ces quatre questions:
Est-ce que l'information est complète ?
Une source qui te soutient dans ton choix te présente un portrait complet de la situation, pas seulement les éléments qui servent les intérêts de la source d'information.
Est-ce que l'information est équilibrée ?
Une source équilibrée te présente les avantages et les limites sans hiérarchie émotionnelle.
Est-ce que l'information crée une pression ?
Une source qui respecte ton autonomie ne t'induit pas de crainte pour orienter ton choix.
Est-ce que l'information te permet d'arriver à ta propre conclusion ?
Une source qui te respecte te donne l'information. Elle ne te donne pas la conclusion.
Observons maintenant comment la publication de l'OPSQ du 10 mars 2026 coche "non" à chacune de ces questions:
Si l'OPSQ avait un mandat corporatif et que son objectif était de faire la promotion de ses membres, on pourrait croire que les statistiques présentées sont complètes.
Mais l'Office des professions interdit aux Ordres professionnels de protéger les intérêts de ses membres au détriment de la population.
Ici, l'OPSQ annonce une campagne qui s'intitule "Mieux comprendre, c'est mieux choisir pour soi", aussi affiché sur son site web ici.
On s'attendrait donc à ce que l'OPSQ diffuse une information complète sur l'ensemble des acteurs qui offrent des services à la population qui se questionnent ou qui a besoin d'aide au sujet de la sexualité.
Mais l'OPSQ présente uniquement ses membres, comme le ferait une corporation.
La population n'a pas accès à des informations complètes pour choisir qui va les aider.
Une publication équilibrée nécessiterait de porter attention aux proportions et au traitement de l'information.
Ici, une slide affirme offrir "un éventail de services qui permet à la clientèle de faire des choix.", mais cet éventail ne contient qu'une seule profession: les sexologues.
Ce n'est pas un éventail. C'est un couloir.
La publication surreprésente les avantages de faire affaire avec un sexologue sans jamais parler des limites du champ d'exercice, ni de la présence d'autres types d'intervenants.
Et la conclusion pointe vers la pertinence d'engager plus de sexologues dans certains milieux, sans jamais questionner si c'est réellement ce dont la population a besoin.
L'absence de pression nécessiterait que la publication n'ait pas de directionnalité dans la façon de partager l'information.
Ici, l'ensemble de cette campagne est directionnelle vers une seule chose: les sexologues.
Et nulle part, ni dans cette publication ni ailleurs sur le site web de l'OPSQ, il est possible de trouver de l'information juste, de qualité et honnête intellectuellement sur la compétence d'autres intervenants que les sexologues pour accompagner la population en ce qui a trait à sa sexualité et son intimité.
Une publication corporatiste crée nécessairement une pression sur la population à faire affaire avec les personnes qui se payent le privilège de porter un titre professionnel, car aucune autre information ne leur est diffusée dans le but de prendre une décision libre et éclairée.
Arriver à sa propre conclusion nécessite d'avoir eu en main toutes les informations pour choisir. Ici, le public ne choisit rien d'autre que de lire ou non cette publication et de répondre à la question orientée en fin du post.
Ce que le public souhaite, c'est recevoir l'aide d'une personne qui pourra vraiment les aider lorsqu'il en aura besoin.
Et afin de prendre cette décision de façon libre et éclairée, le public a besoin qu'on s'adresse à lui comme à une personne intelligente, capable de prendre ses propres décisions et non qu'on évite de lui fournir les informations justes et de bonne foi qui concerne l'ensemble des personnes qui peuvent offrir des services à la population au Québec.
Compte tenu du sérieux du mandat de cette structure, il est inacceptable de constater comment l'OPSQ et d'autres Ordres professionnels en santé mentale traitent avec légèreté l'importance de permettre à la population de prendre des décisions libres et éclairées.
Il est inadmissible qu'un post qui s'adresse à la population coche 0 sur 4 en termes de processus qui soutient la population dans sa prise de décision libre et éclairée.
La protection du public requiert de mettre de côté les Ego corporatistes.
Sans quoi, une structure comme celle des Ordres ne sert strictement à rien.
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